• Pont suspendu, vallée de la Roudoule. Cliché : Thomassin, Philippe, Roudoule, écomusée en terre gavotte.
    Pont suspendu, vallée de la Roudoule. Cliché : Thomassin, Philippe, Roudoule, écomusée en terre gavotte.

Pont suspendu



Type de patrimoine :
patrimoines architecturaux ; architectures civiles ; ponts suspendus
Nom français :
Pont suspendu
Description :

Ce pont franchit les gorges de la Roudoule profondes de 65 mètres.

Il a été construit par l'entreprise Ferdinand Arnodin et mis en service dès 1898.


Fiche descriptive.


Longueur du tablier : 33,30 m.

Portée du tablier      : 34,60 m.

Largeur de la chaussée entre guide-roues    : 3,10 m.

Largeur libre entre les pylônes d'entrée       : 2,78 m.

Charge admissible imposée                         : 3 tonnes en hiver, 5 tonnes en été.


Eléments constituants du pont :

    4 pylônes supports des cables de suspension du tablier. Les fûts des pylônes sont en maçonnerie de pierre de taille, de forme tronconique (section à la base 1,30 m x 1,30 m ; hauteur 5,00 m environ) ; les selles d'appui des câbles sont fixées sur la tête des pylônes.
     6 câbles de suspension, en deux groupes de trois câbles placés de part et d'autre du tablier. Chaque câble toronné a un diamètre de 24 mm. Chaque groupe de trois câbles est relié au tablier par six suspentes en acier rond de 20 mm de diamètre.
    Un ensemble de 8 câbles toronnés obliques (deux par pylône) de 34 mm de diamètre complète la suspension du tablier près des pylônes.
    Un tablier constitué de :
    une armature métallique transversale en fers profilés en I de 220x100 suspendus aux câbles porteurs.
    de profilés longitudinaux en I de 200x100 de chaque côté du tablier sur une longueur de 9,00 mètres.
    de deux poutres gardecorps longitudinales en bordure du tablier composées de profilés métalliques (hauteur 1,51 m).
    d'un platelage composé de 12 traverses longitudinales en bois, section 9x12 cm, et de madriers transversaux en bois de section 20x7 cm formant platelage.
    2 guideroues en bois de section 11x11 cm.
    3 câbles de retenue sont fixés d'une part sur chaque selle d'appui des pylônes, d'autre part dans deux galeries d'ancrage souterraines. Ces câbles équilibrent la tension des câbles de suspension du tablier.
André Tiret

 


Historique :
Le pont de St Léger dont la construction est achevé entre 1898 et 1899 est une synthèse de ces innovations techniques. Il témoigne de l'avancée des études et des méthodes de calcul des ouvrages d'art. Il illustre le perfectionnement des matériaux, du câble à torsion alternative aux dispositifs amovibles de fixation (câbles de suspension et suspentes) en passant par les poutres métalliques en" I" assurant la rigidité du tablier. Le pont outre son ancienneté, est un ouvrage d'art d'une qualité d'exécution exceptionnelle. Il reste l'un des rares témoins de l'histoire des ponts suspendus en France et de leur évolution jusqu'à nos jours.
Période création exécution :
19e siècle
Mots-clés :
ouvrage d'art;
Mots-clés :
pont;
Mots-clés :
Voie de communication;
Mots-clés :
Roudoule
Site protégé :
sans protection MH
Cote :
06124-ARC-00005
Rédacteur :
Thomassin, Philippe, Roudoule, écomusée en terre gavotte
Bibliographie :
Thomassin, Philippe, Fernidand Arnodin ou la passion des ponts suspendus, dans Mounta Cala, édition écomusée du Pays de la Roudoule, Puget-Rostang, 1998 pp.29-32.